« Va pensiero » de Giuseppe Verdi (1813 – 1901), extrait de « Nabucco » , situé dans l’acte III, scène 4, est un véritable symbole de liberté : les prisonniers hébreux, sur les bords de l’Euphrate, pleurent leur patrie perdue.

Paroles :

Va’, pensiero, sull’ali dorate
Va’, ti posa sui clivi, sui colli
Ove olezzano tepide e molli
L’aure dolci del suolo natal!
Del Giordano le rive saluta
Di Sionne le torri atterrate
O mia Patria, sì bella e perduta!
O membranza sì cara e fatal!
Arpa d’or dei fatidici vati
Perché muta dal salice pendi ?
Le memorie del petto riaccendi
Ci favella del tempo che fu!
O simile di Solima ai fati
Traggi un suono di crudo lamento
O t’ispiri il Signore un concento
Che ne infonda al patire virtù
Va, pensée, sur tes ailes dorées;
Va, pose-toi sur les pentes, les collines,
Où embaument, tièdes et suaves,
Les douces brises du sol natal !
Salue les rives du Jourdain,
Les tours abattues de Sion …
Oh ma patrie si belle que j’ai perdue !
Ô souvenir si cher et funeste !
Harpe d’or des devins fatidiques,
Pourquoi pends-tu, muette, au saule ?
Ranime dans nos cœurs les souvenirs,
Parle-nous du temps passé !
Semblables au destin de Solime
Fais entendre quelques tristes complaintes,
Sinon, que le Seigneur t’inspire une harmonie
Qui nous donne le courage de supporter nos souffrances !